Saviez-vous que votre corps possède son propre pH? En effet, certains fluides du corps sont acides, comme les sucs digestifs de l’estomac par exemple, tandis que d’autres sont plutôt alcalins.
Selon cette théorie, les habitudes de vie nord-américaines seraient acidifiantes, ce qui serait un stress pour le corps et entraînerait par conséquent une fatigue chronique, et pourrait même favoriser le développement de l’ostéoporose, de l’hypertension et une perte de tissu musculaire.
Afin d’atteindre un équilibre acido-basique, il faudrait augmenter l’apport en aliments alcalins, pour représenter une proportion d’environ 65% de la diète. Ce qui fait en sorte qu’un aliment peut laisser un résidu acide ou alcalin dans le corps dépend de plusieurs facteurs, dont sa teneur en protéines, en minéraux et la forme qu’il prend après avoir été métabolisé.
Les aliments acidifiants, à consommer avec parcimonie, sont :
La viande et les aliments à haute teneur en protéines : Lors de la digestion, leurs protéines sont dégradées en acides puissants. Pour être éliminés par le rein, ces acides doivent être neutralisés par un système tampon, qui fait appel à nos réserves de minéraux, dont le fameux calcium. C’est pourquoi un excès d’acidité pourrait, à long terme, favoriser la déminéralisation osseuse et, du même coup, l’ostéoporose.
Le café, les boissons gazeuses, l’alcool
Les fritures
Les sucreries
Les aliments moyennement acidifiants, à consommer modérément :
Les légumineuses, les noix et les produits laitiers : Ces aliments sont aussi de bonnes sources de protéines, mais sont également riches en minéraux comme le calcium, le potassium et le magnésium. Ces minéraux laissent un résidu alcalin lors de leur absorption, contre-balançant ainsi l’effet acidifiant des protéines, ce qui en fait des choix moins acidifiants.
Les aliments alcalifiants, à consommer en plus grande quantité :
Les légumes et les fruits : Ceux-ci sont des choix alcalifiants puisqu’ils sont très riches en magnésium, potassium et calcium, tout en ayant une faible teneur en résidus acides, comme le soufre et le phosphore.
Le vinaigre de cidre de pommes
Épices et fines herbes
Amandes et graines
En résumé, assurez-vous de consommer des portions raisonnables de protéines (de la grosseur d’un jeu de cartes), et augmentez-en la variété en intégrant des protéines végétales comme les légumineuses, les noix et les graines. Ajoutez de la couleur à votre assiette à chaque repas en la garnissant de légumes variés, et sucrez-vous le bec avec des fruits de saison!
Bon appétit!
Par Marilyne Petitclerc
*Pour en savoir davantage, je vous suggère l’ouvrage de Susan E. Brown, The Acid-Alcaline Food Guide.
L’équilibre acido-basique pour un maximum de vitalité! est un billet publié par Je me prends en main. Je me prends en main est un blogue qui vise à aider les gens dans leur cheminement de mise en forme à travers des articles sur l'entraînement, la nutrition, la motivation, des exercices et des recettes santé.
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août 16, 2012 @ 16:39:51
Où positionnez-vous les céréales à grains entiers, particulièrement le blé, sur l’échelle d’acidité? Il semblerait que la consommation de blé combiné à la consommation de viandes pourrait générer de l’inflammation chronique à cause de l’acidité que cela crée dans le sang. Toutefois, si cette consommation de blé est remplacée par une plus grande consommation de légumes (et pas trop de fruits), l’acidité causée par la consommation de viande serait contrôlée. Source: Dr. William Davis
août 16, 2012 @ 21:23:36
Bonjour Étienne,
Selon l’échelle PRAL (potential renal acid load), Blé entier, seigle entier et maïs seraient moyennement acidifiants (sarrasin/riz brun/avoine/quinoa seraient faiblement acidifiants donc à privilégier selon cette théorie). En fait, la consommation d’aliments acidifiants n’acidifiera pas le sang, puisque le pH de celui-ci ne peut varier, sous peine de mort (!). De multiples systèmes tampons sont mis en oeuvre pour le prévenir, comme l’utilisation du calcium pour neutraliser l’acide et l’excréter par le rein, entre autres.
L’inflammation chronique serait plutôt causée par une inflammation des tissus induite par cet excès d’acidité.
Vous apprécierez énormément le livre de Jacqueline Lagacé »Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation »; elle y explique très bien, et en profondeur, les diverses causes de l’inflammation chronique. C’est très bien vulgarisé, vous adorerez! Celle-ci a basé son ouvrage sur la méthode du Dr Jean Seignalet (si vous voulez aller lire à ce sujet également!).
J’espère que ça vous aidera!
Bonne soirée!
Marilyne
août 17, 2012 @ 15:42:06
Merci de ta réponse Marilyne, j’ai justement commencé le livre de Madame Lagacé hier soir!
août 16, 2012 @ 16:55:25
Est-ce un autre mythe alimentaire? Quelqu’un qui souffre de tendinites chroniques devrait ne plus consommer de produits laitiers pour éviter l’inflammation.
août 16, 2012 @ 21:35:56
Bonjour Audrey,
Effectivement, les tenants de l’alimentation pour vaincre l’inflammation recommandent d’éviter les laits animaux (donc lait de vache/chèvre/brebis, fromage de vache/chèvre/brebis, yogourt de vache/chèvre, beurre, crème…). En ce qui concerne les fromages, la crème et le beurre, leur teneur élevée en gras saturés promouvoit certainement l’inflammation.
Par contre, en ce qui concerne le lait, la fameuse échelle PRAL le classe comme étant faiblement acide.
Ce qui est certain, c’est que si vous éliminez tout produit laitier, il vous faudra bien organiser votre alimentation pour prévenir une carence en calcium, vitamine D et protéines.
Si vous décidez d’adopter cette approche, je vous suggère de consulter une nutritionniste qui connait la méthode afin d’adopter des changements de manière graduelle, et de manière à conserver une alimentation équilibrée!
Bonne soirée!
Marilyne
août 17, 2012 @ 11:21:24
Merci pour cette réponse!
août 26, 2012 @ 14:04:20
La théorie de Jean Seignalet autour du régime ancestral ne repose sur aucune étude scientifique rigoureuse, seulement des corrélations entre certaines habitudes alimentaires et l’absence ou la présence de maladies. Que faire des effets de tous les résidus des composants chimiques industriels retrouvés dans l’alimentation moderne (pesticides, agents de conservation, molécules de synthèse) sur la santé et les maladies chroniques ? Quel est le nombre de substances toxiques auquel est exposé un enfant moyen de 6 ans ?
- Comportement alimentaire et adaptations métaboliques varient
La flore intestinale peut être classée en 3 groupes « entérotypes » au même titre que les groupes sanguins ou les groupes tissulaires2. Les entérotypes définissent réactions et adaptations face à l’alimentation et à la médication.
Chaque entérotypes procède d’un équilibre entre les bactéries du tube digestif, c’est à dire de la digestion des aliments ou de l’absorption des médicaments. Nous abordons ici le domaine de la « génécologie » étude des relations entre la génétique et l’écologie du milieu… Un régime alimentaire doit être individualisé.
L’alimentation vivante | Vivre Sherbrooke en santé
nov 19, 2012 @ 22:31:38
[...] http://www.jemeprendsenmain.ca/lquilibre-acido-basique-pour-un-maximum-de-vitalit-2/ http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/crusine/quest-ce-que-cest.html [...]